17.05.2006
Benoît XVI (14)
Homélie, Jeudi 2 février 2006, §5
(Fête de la Présentation du Seigneur)
Les paroles qui, au cours de cette rencontre, viennent aux lèvres du vieux Syméon - "mes yeux ont vu ton salut" (Lc 2, 30) - trouve un écho dans l'âme de la prophétesse Anne. Ces personnes justes et pieuses, baignées par la lumière du Christ, peuvent contempler dans l'Enfant Jésus "la consolation d'Israël" (Lc 2, 25). Leur attente se transforme ainsi en lumière qui éclaire l'histoire. Syméon est porteur d'une antique espérance et l'Esprit du Seigneur parle à son cœur : c'est pourquoi il peut contempler celui que de nombreux prophètes et rois avaient désiré voir, le Christ, la lumière qui illumine les nations. Dans cet Enfant, il reconnaît le Sauveur, mais il pressent dans l'Esprit qu'autour de Lui se jouera le destin de l'humanité, et qu'il devra souffrir beaucoup à cause de ceux qui le rejetteront ; il proclame son identité et sa mission de Messie avec les paroles qui forment l'un des hymnes de l'Eglise naissante, d'où se dégage toute la joie communautaire et eschatologique de l'attente salvifique réalisée. L'enthousiasme est si grand que vivre et mourir sont la même chose, et la "lumière" et la "gloire" deviennent une révélation universelle. Anne est une "prophétesse", une femme sage et pieuse qui interprète le sens profond des événements historiques et du message de Dieu qu'ils recèlent. C'est pourquoi elle peut "louer Dieu" et parler "de l'Enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem" (Lc 2, 38). Le long veuvage consacré au culte dans le temple, la fidélité aux jeûnes hebdomadaires, la participation à l'attente de ceux qui aspiraient au salut d'Israël se concluent dans la rencontre avec l'Enfant Jésus.
18:55 Publié dans 16-Présentation, 55-Syméon et Anne, Benoît XVI 001-020 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benoît XVI, jesus, christianisme, religion, spiritualité, foi, femme
Benoît XVI (13)
Homélie, Jeudi 2 février 2006, §1 et 2
(Fête de la Présentation du Seigneur)
La fête de la Présentation de Jésus au Temple, célébrée aujourd'hui, quarante jours après sa naissance, nous présente un moment particulier de la vie de la Sainte Famille : conformément à la loi de Moïse, le petit Jésus est amené par Marie et Joseph au temple de Jérusalem pour être offert au Seigneur (cf. Lc 2, 22). Syméon et Anne, inspirés par Dieu, reconnaissent dans cet Enfant le Messie tant attendu et ils prophétisent à son sujet. Nous sommes en présence d'un mystère, à la fois simple et solennel, dans lequel la sainte Eglise célèbre le Christ, le Consacré du Père, premier-né de la nouvelle humanité.
La suggestive procession des cierges au début de notre célébration nous a fait revivre la majestueuse entrée, chantée dans le Psaume responsorial, de Celui qui est "le roi de gloire", "le vaillant des combats" (Ps 23, 7.8). Mais qui est le Dieu vaillant qui entre dans le temple ? C'est un Enfant ; c'est l'Enfant Jésus, dans les bras de sa mère, la Vierge Marie. La Sainte Famille accomplit ce que prescrivait la Loi : la purification de la mère, l'offrande du premier-né à Dieu et son rachat à travers un sacrifice. Dans la première Lecture, la Liturgie parle de l'oracle du prophète Malachie : "Et soudain il entrera dans son sanctuaire, le Seigneur" (Ml 3, 1). Ces paroles transmettent toute l'intensité du désir qui a animé l'attente du peuple juif au cours des siècles. Enfin, l'"Ange de l'alliance" entre dans sa maison et se soumet à la Loi : il vient à Jérusalem pour entrer avec une attitude d'obéissance dans la maison de Dieu.
15:15 Publié dans 16-Présentation, 55-Syméon et Anne, Benoît XVI 001-020 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benoît XVI, jesus, christianisme, religion, spiritualité, foi, femme
Jean-Paul II (15)
Lettre Apostolique Rosarium Virginis Mariae (16-X-2002), n. 20
Les deux derniers mystères (joyeux), qui conservent toutefois cette note de joie, anticipent les signes du drame. En effet, la présentation au temple, tout en exprimant la joie de la consécration et en plongeant le vieillard Syméon dans l'extase, souligne aussi la prophétie du "signe en butte à la contradiction" que sera l'Enfant pour Israël et de l'épée qui transpercera l'âme de sa Mère (cf. Lc 2, 34-35). L'épisode de Jésus au temple, lorsqu'il eut douze ans, est lui aussi tout à la fois joyeux et dramatique. Il se dévoile là dans sa divine sagesse tandis qu'il écoute et interroge ; et il se présente essentiellement comme celui qui "enseigne". La révélation de son mystère de Fils tout entier consacré aux choses du Père est une annonce de la radicalité évangélique qui remet en cause les liens même les plus chers à l'homme face aux exigences absolues du Royaume. Joseph et Marie eux-mêmes, émus et angoissés, "ne comprirent pas" ses paroles (Lc 2,50).
14:50 Publié dans 16-Présentation, 19-Retrouvé au Temple, 55-Syméon et Anne, Jean-Paul II 001-020 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, jesus, Jean-Paul II, foi, vérité


