02.08.2006
Jean-Paul II (53)
Audience générale, mercredi 1er mai 2002
Aujourd'hui, premier mai, nous célébrons la Fête du travail. Pour nous, chrétiens, celle-ci est placée sous la protection de saint Joseph travailleur. Cet événement important est souligné par diverses initiatives qui tendent à mettre en évidence l'importance et la valeur du travail, à travers lequel l'homme, en transformant la nature et en l'adaptant à ses propres besoins, se réalise lui-même en tant qu'homme.
L'invitation à dominer la terre (cf. Gn 1, 28), placée au début de l'histoire du salut, revêt à ce propos un intérêt déterminant et toujours actuel. La création est un don de Dieu confié à la créature humaine afin que, en la cultivant et en la conservant avec soin, celle-ci puisse pourvoir à ses nécessités. C'est du travail que provient le "pain quotidien", que nous invoquons dans la prière du Notre Père.
On pourrait dire, dans un certain sens, qu'à travers le travail, l'homme devient plus homme. Voilà pourquoi le goût du travail est une vertu. Mais pour que le goût du travail permette effectivement à l'homme de devenir plus homme, il faut qu'il soit toujours accompagné par l'ordre social du travail. Ce n'est qu'à ces conditions que sont sauvegardées la dignité inaliénable de la personne et la valeur humaine et sociale de l'activité du travail. Confions à la protection attentive de saint Joseph travailleur ceux qui, partout dans le monde, appartiennent à la grande famille du travail.
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21.05.2006
Jean-Paul II (22)
Audience générale, 19 mars 2003, n. 1 et 2
(...) Saint Joseph est défini dans l'Evangile comme un "homme juste" (Mt 1, 19), et il est pour tous les croyants un modèle de vie dans la foi.
Le mot juste évoque sa rectitude morale, son attachement sincère à la pratique de la loi et l'attitude de totale ouverture à la volonté du Père céleste. Même dans les moments difficiles et parfois dramatiques, l'humble charpentier de Nazareth ne s'arroge jamais le droit de mettre en discussion le projet de Dieu. Il attend l'appel d'En-Haut et, en silence, il respecte le mystère, se laissant guider par le Seigneur. Une fois sa tâche reçue, il l'exécute avec une responsabilité docile : il écoute l'ange avec attention lorsqu'il s'agit de prendre la Vierge de Nazareth comme épouse (cf. Mt 1, 18-25), lors de la fuite en Egypte (cf. Mt 2, 13-15) et du retour en Israël (cf. Ibid. 2, 19-23). Les évangélistes le décrivent en quelques lignes, mais de façon significative, comme le gardien plein de sollicitude de Jésus, époux attentif et fidèle, qui exerce l'autorité familiale dans une attitude constante de service. Les Ecritures Saintes ne nous racontent rien d'autre à son propos, mais dans ce silence est contenu le style même de sa mission : une existence vécue dans la grisaille de la vie quotidienne, mais avec une foi assurée dans la Providence.
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19.05.2006
Jean-Paul II (20)
Exhortation Apostolique Redemptoris custos (15-VIII-1998), n. 14
Après la présentation au Temple, l'évangéliste Luc note : "Quand ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. Cependant l'enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse. Et la grâce de Dieu était sur lui." (Lc 2, 39-40.) Mais, selon le texte de Matthieu, avant ce retour en Galilée il faut placer un événement très important, pour lequel la divine Providence recourt encore à Joseph : "Après leur départ [des Mages], voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : "Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes- y jusqu'à ce que je te dise. Car Herode va rechercher l'enfant pour le faire périr." (Mt 2, 13) Lorsque les Mages étaient venus de l'Orient, Herode avait appris la naissance du "roi des juifs" (Mt 2, 2). Et quand les Mages s'en allèrent, il "envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans" (Mt 2, 16). Ainsi, en les tuant tous, il voulait tuer ce nouveau-né, "roi des juifs", dont il avait entendu parler durant la visite des Mages à sa cour. Alors Joseph, après avoir entendu l'avertissement en songe, "prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte; et il resta la jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : "D'Égypte j'ai appelé mon fils." (Mt 2, 1415; cf. Os 11, 1). La route du retour de Jésus de Bethléem à Nazareth passa donc par l'Égypte. De même qu'Israël avait, "de l'état d'esclavage", pris le chemin de l'exode pour commencer l'Ancienne Alliance, de même Joseph, dépositaire et coopérateur du mystère providentiel de Dieu, veille aussi en exil sur celui qui réalise la Nouvelle Alliance.
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Jean-Paul II (19)
Homélie, 25 février 2000, n. 1
(Messe au Palais des sports du Caire)
L'Evangile d'aujourd'hui nous rappelle la fuite de la Sainte Famille en Egypte, où elle est venue chercher refuge. "L'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : 'Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr'" (Mt 2, 13). De cette façon, le Christ, "qui s’est fait homme afin de rendre l’homme capable de recevoir la divinité" (S. Athanase d’Alexandrie, Contre les Ariens, 2, 59), a aussi voulu refaire le parcours qui fut celui de l'appel divin, ce trajet que son peuple avait emprunté, pour que tous les membres du peuple deviennent fils dans le Fils. Joseph "se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Egypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils" (Mt 2, 14-15). La Providence conduisait Jésus sur les routes où, autrefois, les Israélites avaient cheminé pour aller vers la terre promise, sous le signe de l'agneau pascal, en célébrant la Pâque. Jésus, l’Agneau de Dieu, lui aussi fut appelé d'Egypte par le Père, pour accomplir à Jérusalem la Pâque de l’alliance nouvelle et irrévocable, la Pâque définitive, la Pâque qui donne au monde le salut.
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16.05.2006
Jean-Paul II (14)
Angelus 23-XII-2001
Pour saisir le sens et le don de grâce de ce Noël désormais imminent nous devons par conséquent nous mettre à l'école de la Madone et de son époux Joseph, que nous contemplerons à la crèche en adoration extasiée devant le Messie nouveau-né. (...) Il est un homme ouvert à l'écoute de Dieu dans la prière. (...) En synthèse, on peut définir Joseph, comme un authentique homme de foi, comme Marie, son épouse. La foi alliée à la justice et à la prière, telle est l'attitude adéquate pour rencontrer l'Emmanuel, le Dieu-avec-nous. Croire, en effet, signifie vivre dans l'histoire ouverts à l'initiative de Dieu, à la force créatrice de sa parole, qui dans le Christ s'est fait chair, en s'unissant pour toujours à notre humanité. Que la Vierge Marie et saint Joseph nous aident à célébrer ainsi, de façon fructueuse, la naissance du Rédempteur.
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