25.04.2006
PASSION-MORT
Entrée à Jérusalem
Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. C'est avec ces paroles que la population de Jérusalem accueillit Jésus lors de son entrée dans la ville sainte, l'acclamant comme le roi d'Israël. Cependant, quelques jours plus tard, la même foule le repoussera avec des cris hostiles : Crucifie-le! Crucifie-le ! La liturgie du Dimanche des Rameaux nous fait revivre ces deux moments de la dernière semaine de la vie terrestre de Jésus (JPII-51)
Il n'arrive pas sur un magnifique char royal, ni à cheval comme les grands de ce monde, mais sur un âne emprunté. Jean nous raconte que, dans un premier temps, les disciples ne le comprirent pas. Ce n'est qu'après Pâques qu'ils s'aperçurent que Jésus, agissant ainsi, accomplissait l'annonce des prophètes, que son action dérivait de la Parole de Dieu et la menait à bien (BXVI-38)
Dans l'atmosphère de joie, voilée de tristesse, qui caractérise le Dimanche des Rameaux, nous célébrons la dix-neuvième Journée mondiale de la Jeunesse. Cette année, elle a pour thème : Nous voulons voir Jésus, qui fut la requête que quelques Grecs, venus à Jérusalem pour la fête de Pâques, adressèrent aux Apôtres (JPII-52)
Mais nous n'avons pas encore expliqué entièrement le message de ce signe du pain. Son mystère le plus profond, le Seigneur l'a évoqué au cours du Dimanche des Rameaux, lorsqu'on lui présenta la requête de certains Grecs de pouvoir le rencontrer. Dans sa réponse à cette question, se trouve la phrase : "En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit". Dans le pain fait de grains moulus, se cache le mystère de la Passion (BXVI-40)
Ils se rappelèrent, dit Jean, que dans le prophète Zacharie, on lit : "Sois sans crainte, fille de Sion: voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse". Pour comprendre la signification de la prophétie et, ainsi, de l'action même de Jésus, nous devons écouter le texte tout entier de Zacharie, qui continue ainsi : "Il retranchera d'Ephraïm la charrerie et de Jérusalem les chevaux ; l'arc de guerre sera retranché. Il annoncera la paix aux nations. Son empire ira de la mer à la mer et du Fleuve aux extrémités de la terre". A travers ces paroles, le prophète fait trois affirmations sur le roi à venir... (BXVI-41)
Gethsémani
Il a à peine douze ans, et il possède déjà une conscience lucide de la signification de sa vie, du sens de sa mission, toute consacrée de la première à la dernière heure "à la maison de son Père". Cette conscience atteint son sommet... dans le sacrifice de la Croix, accepté par le Christ en esprit d'obéissance et de dévouement filial : "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. [...] Que ta volonté soit faite !" (JPII-23)
Il a pu participer, avec Pierre et Jean, au moment de l'agonie de Jésus dans le jardin du Gethsémani, et à l'événement de la Transfiguration de Jésus. Il s'agit donc de situations très différentes l'une de l'autre : dans un cas, Jacques avec les deux Apôtres fait l'expérience de la gloire du Seigneur (...) ; dans l'autre, il se trouve face à la souffrance et à l'humiliation... La deuxième expérience constitua certainement pour lui l'occasion d'une maturation dans la foi, pour corriger l'interprétation unilatérale, triomphaliste de la première (BXVI-39)
L'Evangile de Marc nous a conservé le terme araméen de "Abba" avec lequel Jésus, à l'heure douloureuse du Gethsémani, a invoqué le Père, le priant d'éloigner de lui la coupe de la passion (JPII-54)
"Demeurez ici et veillez avec moi", mais les disciples s'endormirent. (...) Et nous voyons que nous aussi, disciples d'aujourd'hui, nous dormons souvent. Ce fut pour Jésus l'heure de l'abandon et de la solitude, qui fut suivie, dans le cœur de la nuit, par l'arrestation et le début du chemin douloureux vers le Calvaire (BXVI-42)
Reniements de Pierre
Grâce à l'humiliation du reniement et aux larmes abondantes qui le purifièrent intérieurement, Simon devint Pierre, c'est-à-dire le "roc" : affermi par la force de l'Esprit, il déclara par trois fois son amour à Jésus, recevant le mandat d'en paître le troupeau (JPII-57)
"Toi donc, quand tu seras revenu" - le Seigneur, qui prédit sa chute, lui promet également la conversion : "Le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre..." Le regard de Jésus réalise la transformation et devient le salut de Pierre : Lui, "sortant dehors [...] pleura amèrement". Nous voulons implorer toujours à nouveau ce regard sauveur de Jésus... (BXVI-47)
Ici [au Cénacle], non seulement s'est consommée la trahison de Judas, mais Pierre lui-même a dû prendre conscience de sa faiblesse en recevant l'amère prophétie du reniement. Certes, en choisissant des hommes comme les Douze, le Christ ne se faisait pas d'illusion : c'est sur cette faiblesse humaine qu'il posa le sceau sacramentel de sa présence (JPII-58)
09:20 Publié dans 3-PASSION-MORT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benoît XVI, jesus, christianisme, religion, spiritualité, foi, vérité


