26.06.2006

Jean-Paul II (49)


Lettre Apostolique Mulieris dignitatem (15-VIII-1988), n. 13


Dans tout l'enseignement de Jésus, et aussi dans son comportement, on ne trouve rien qui reflète la discrimination de la femme habituelle à son époque. Au contraire, ses paroles et ses actes expriment toujours le respect et l'honneur dus à la femme. La femme courbée est appelée "fille d'Abraham" (Lc 13, 16), alors que dans toute la Bible le titre de "fils d'Abraham" n'est attribué qu'aux hommes. Parcourant le chemin de Croix jusqu'au Golgotha, Jésus dira aux femmes : "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi" (Lc 23, 28). Cette façon de parler des femmes et aux femmes, ainsi que la façon de les traiter, constitue clairement une "nouveauté" par rapport aux mœurs prévalant alors.

C'est encore plus manifeste quand il s'agit de ces femmes que l'opinion désignait couramment avec mépris comme des pécheresses, des pécheresses publiques et des adultères. Par exemple, la Samaritaine, à qui Jésus déclare: "En réalité, tu as eu cinq maris et l'homme que tu as maintenant n'est pas ton mari". Et elle, comprenant qu'il connaissait les secrets de sa vie, reconnaît en lui le Messie et court l'annoncer à ses compatriotes. Le dialogue qui précède cette reconnaissance est un des plus beaux de l'Evangile (cf. Jn 4, 7-27).


24.06.2006

Jean-Paul II (47)


Audience générale, mercredi 21 octobre 1998, n. 3


"Qui me suit — proclame-t-il encore — aura la lumière de la vie" (Jn 8, 12). La vie que Jésus-Christ nous donne est une eau vive qui satisfait le désir le plus profond de l'homme et l'introduit comme son fils, dans la pleine communion avec Dieu. Cette eau vive qui donne la vie est l'Esprit Saint.

Dans le dialogue avec la Samaritaine, Jésus préannonce ce don divin : "Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive [...] Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ; mais qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle" (Jn 4, 10.13-14). Préannonçant ensuite, à l'occasion de la fête des Tentes, sa mort et sa résurrection, Jésus s'exclame toujours à haute voix, comme pour se faire entendre des hommes de tous les lieux et de tous les temps : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi; et qu'il boive, celui qui croit en moi ! Comme le dit l'Ecriture : De son sein couleront des fleuves d'eau vive". L'Evangéliste Jean précise le sens de ces fleuves d'eau vive : "Il parlait de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui" (Jn 7, 37-39).


21.06.2006

Jean-Paul II (46)


Audience générale, mercredi 9 août 2000, n. 3


Lorsqu'il croise la vie d'une personne, Jésus touche sa conscience, lit dans son cœur, comme cela a lieu avec la Samaritaine, à laquelle il dit "tout ce qu'elle a fait" (cf Jn 4, 29). En particulier, il fait jaillir le repentir et l'amour, comme cela a lieu pour Zachée, qui donne la moitié de ses biens aux pauvres et restitue le quadruple de ce qu'il a extorqué (cf 19, 8). C'est ce qui arrive également à la pécheresse repentie à laquelle sont pardonnés ses péchés "parce qu'elle a montré beaucoup d'amour" (Lc 7, 47) et à la femme adultère qui n'est pas jugée, mais invitée à conduire une existence loin du péché (cf. Jn 8, 11). La rencontre avec Jésus est semblable à une régénération : elle donne origine à une créature nouvelle, capable d'un véritable culte, qui consiste dans l'adoration du père "en esprit et en vérité" (Jn 4, 23-24).