02.08.2006
Jean-Paul II (53)
Audience générale, mercredi 1er mai 2002
Aujourd'hui, premier mai, nous célébrons la Fête du travail. Pour nous, chrétiens, celle-ci est placée sous la protection de saint Joseph travailleur. Cet événement important est souligné par diverses initiatives qui tendent à mettre en évidence l'importance et la valeur du travail, à travers lequel l'homme, en transformant la nature et en l'adaptant à ses propres besoins, se réalise lui-même en tant qu'homme.
L'invitation à dominer la terre (cf. Gn 1, 28), placée au début de l'histoire du salut, revêt à ce propos un intérêt déterminant et toujours actuel. La création est un don de Dieu confié à la créature humaine afin que, en la cultivant et en la conservant avec soin, celle-ci puisse pourvoir à ses nécessités. C'est du travail que provient le "pain quotidien", que nous invoquons dans la prière du Notre Père.
On pourrait dire, dans un certain sens, qu'à travers le travail, l'homme devient plus homme. Voilà pourquoi le goût du travail est une vertu. Mais pour que le goût du travail permette effectivement à l'homme de devenir plus homme, il faut qu'il soit toujours accompagné par l'ordre social du travail. Ce n'est qu'à ces conditions que sont sauvegardées la dignité inaliénable de la personne et la valeur humaine et sociale de l'activité du travail. Confions à la protection attentive de saint Joseph travailleur ceux qui, partout dans le monde, appartiennent à la grande famille du travail.
16:14 Publié dans 262-Notre Père, 52-Saint Joseph, Jean-Paul II 041-060 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, jesus, Jean-Paul II, foi, vérité
09.06.2006
Jean-Paul II (40)
Message, 8 décembre 1996, n. 6
(pour la célébration de la XXXème Journée
Mondiale de la Paix, 1er janvier 1997)
Le pardon de Dieu exprime sa tendresse de Père. Dans la parabole évangélique du "fils prodigue" (cf. Lc 15,11-32), le père court à la rencontre de son fils dès qu'il le voit rentrer à la maison. Il ne lui laisse même pas le temps de présenter ses excuses : tout est pardonné (cf. Lc 15,20-22). La profonde joie du pardon, offert et reçu, guérit des blessures inguérissables, rétablit les relations et les enracine dans l'inépuisable amour de Dieu. Pendant toute sa vie, Jésus a proclamé le pardon de Dieu, mais il y a ajouté l'exigence du pardon mutuel comme condition pour l'obtenir. Dans le "Notre Père", il nous fait prier ainsi : "Remets-nous nos dettes comme nous-mêmes avons remis à nos débiteurs" (Mt 6,12). Par ce "comme", il met entre nos mains la mesure selon laquelle nous serons jugés par Dieu. La parabole du serviteur ingrat, puni pour sa dureté de cœur à l'égard de l'un de ses semblables (cf. Mt 18,23-35), nous enseigne que ceux qui ne sont pas prêts à pardonner s'excluent par là même du pardon divin : "C'est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur" (Mt 18,35).
14:55 Publié dans 262-Notre Père, Jean-Paul II 021-040 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, jesus, Jean-Paul II, foi, vérité
08.06.2006
Jean-Paul II (39)
Lettre aux prêtres, 14 mars 1999, n. 5
(pour le Jeudi Saint)
Après que l'assemblée a répondu "Amen" par une acclamation solennelle, le célébrant entonne le "Notre Père", la prière du Seigneur. Ce qui se passe en cet instant est très significatif. L'Évangile rapporte que les Apôtres, frappés par le recueillement du Maître s'entretenant avec son Père, lui demandèrent : "Seigneur, apprends-nous à prier" (Lc 11, 1). Alors, pour la première fois, il prononça les paroles qui devaient devenir par la suite la prière principale, et la plus fréquente, de l'Église et de tous les chrétiens, le "Notre Père". Lorsque, au cours de la célébration eucharistique, en tant qu'assemblée eucharistique, nous faisons nôtres ces paroles, elles acquièrent une importance particulière. C'est comme si, en cet instant, nous confessions que le Christ nous a enseigné définitivement et pleinement sa prière au Père quand il l'a illustrée par le sacrifice de la Croix.
Le "Notre Père", récité par l'Église, prend tout son sens dans le cadre du sacrifice eucharistique. Chacune des invocations qu'il contient reçoit une lumière spéciale de vérité. Sur la Croix, le nom du Père est "sanctifié" au plus haut degré et son Règne est réalisé d'une manière irrévocable; dans le "consummatum est", sa volonté s'accomplit définitivement. Et n'est-il pas vrai que la demande "Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi..." est pleinement confirmée par les paroles du Crucifié : "Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font" (Lc 23, 34) ? La demande relative au pain de chaque jour devient plus parlante que jamais dans la Communion eucharistique lorsque, sous l'espèce du "pain partagé", nous recevons le Corps du Christ. Et la supplique "Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal" n'atteint-elle pas son efficacité la plus grande au moment où l'Église offre au Père le prix suprême de la rédemption et de la libération du mal ?
15:00 Publié dans 262-Notre Père, Jean-Paul II 021-040 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, jesus, Jean-Paul II, foi, vérité
07.06.2006
Benoît XVI (30)
Homélie, Dimanche 5 février 2006
(Paroisse Sainte-Anne au Vatican)
Jésus dort dans la maison de Pierre, mais au petit matin, alors qu'il fait encore nuit, il se lève, cherche un lieu désert et se met à prier. Et ici apparaît le centre véritable du mystère de Jésus. Jésus parle avec le Père et élève son âme humaine dans la communion avec la personne du Fils, si bien que l'humanité du Fils, unie à Lui, parle dans le dialogue trinitaire avec le Père ; et ainsi, il rend possible également pour nous la véritable prière. Dans la liturgie, Jésus prie avec nous, nous prions avec Jésus et ainsi nous entrons en contact réel avec Dieu, nous entrons dans le mystère de l'amour éternel de la Très Sainte Trinité.
Jésus parle avec le Père, tel est le centre et la source de toutes les activités de Jésus ; nous voyons sa prédication, les guérisons, les miracles et enfin la passion, tous sont issus de ce centre, de son être avec le Père. Et ainsi, cet Evangile nous enseigne le centre de la foi et de notre vie, c'est-à-dire le primat de Dieu. Là où Dieu n'est pas présent, l'homme non plus n'est pas respecté. Ce n'est que si la splendeur de Dieu brille sur le visage de l'homme que l'homme, image de Dieu, est protégé par une dignité qui ne doit être ensuite violée par personne.
Le primat de Dieu. Nous voyons dans le "Notre Père" comment les trois premières questions se réfèrent précisément à ce primat de Dieu : que le nom de Dieu soit sanctifié, que le respect du mystère divin soit vivant et anime toute notre vie ; que "vienne le royaume de Dieu" et "que soit faite sa volonté" sont deux aspects différents de la même médaille ; là où est accomplie la volonté de Dieu le ciel est déjà présent, sur la terre commence aussi un peu du ciel ; et là où est accomplie la volonté de Dieu le Royaume de Dieu est présent. Car le Royaume de Dieu n'est pas une série de choses, le Royaume de Dieu est la présence de Dieu, l'union de l'homme avec Dieu. C'est vers cet objectif que Jésus veut nous guider.
10:55 Publié dans 262-Notre Père, Benoît XVI 021-040 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benoît XVI, jesus, christianisme, religion, spiritualité, foi, vérité


