19.05.2006
Benoît XVI (18)
Angelus, Lundi 26 décembre 2005
(Fête de saint Etienne protomartyr)
Dans le climat de joie de Noël, la référence au martyr de saint Etienne ne doit pas sembler déplacée. En effet, sur la mangeoire de Bethléem s'étend déjà l'ombre de la croix. Elle est déjà annoncée par la pauvreté de l'étable où pleure l'Enfant, par la prophétie de Siméon sur le signe de contradiction et sur l'épée destinée à transpercer l'âme de la Vierge, par la persécution d'Hérode qui rendra nécessaire la fuite en Egypte. Il ne faut pas s'étonner qu'un jour cet Enfant, une fois devenu adulte, demande à ses disciples de le suivre sur le chemin de la Croix avec une confiance et une fidélité totales. Attirés par son exemple et soutenus par son amour, de nombreux chrétiens, dès les origines de l'Eglise, témoigneront de leur foi par l'effusion du sang. Aux premiers martyrs, d'autres suivront au cours des siècles jusqu'à nos jours. Comment ne pas reconnaître qu'encore à notre époque, dans diverses régions du monde, professer la foi chrétienne exige l'héroïsme des martyrs? Comment ne pas dire ensuite que partout, même là où il n'y a pas de persécutions, vivre avec cohérence l'Evangile implique de payer un prix élevé ?
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Jean-Paul II (20)
Exhortation Apostolique Redemptoris custos (15-VIII-1998), n. 14
Après la présentation au Temple, l'évangéliste Luc note : "Quand ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. Cependant l'enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse. Et la grâce de Dieu était sur lui." (Lc 2, 39-40.) Mais, selon le texte de Matthieu, avant ce retour en Galilée il faut placer un événement très important, pour lequel la divine Providence recourt encore à Joseph : "Après leur départ [des Mages], voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : "Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes- y jusqu'à ce que je te dise. Car Herode va rechercher l'enfant pour le faire périr." (Mt 2, 13) Lorsque les Mages étaient venus de l'Orient, Herode avait appris la naissance du "roi des juifs" (Mt 2, 2). Et quand les Mages s'en allèrent, il "envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans" (Mt 2, 16). Ainsi, en les tuant tous, il voulait tuer ce nouveau-né, "roi des juifs", dont il avait entendu parler durant la visite des Mages à sa cour. Alors Joseph, après avoir entendu l'avertissement en songe, "prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte; et il resta la jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : "D'Égypte j'ai appelé mon fils." (Mt 2, 1415; cf. Os 11, 1). La route du retour de Jésus de Bethléem à Nazareth passa donc par l'Égypte. De même qu'Israël avait, "de l'état d'esclavage", pris le chemin de l'exode pour commencer l'Ancienne Alliance, de même Joseph, dépositaire et coopérateur du mystère providentiel de Dieu, veille aussi en exil sur celui qui réalise la Nouvelle Alliance.
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Benoît XVI (17)
Angelus, Dimanche19 juin 2005
Nous célébrons demain, 20 juin, la Journée mondiale du Réfugié, promue par les Nations unies pour maintenir vive l'attention sur les problèmes de ceux qui sont contraints d'abandonner leur patrie. Le thème de cette année - "Le courage d'être réfugié" - met l'accent sur la force d'âme demandée à ceux qui doivent tout quitter, parfois même leur famille, pour échapper à de graves difficultés et dangers. La communauté chrétienne se sent proche de ceux qui vivent dans cette douloureuse situation; elle s'efforce de les soutenir et leur manifeste de diverses façons son intérêt et son amour, qui se traduit en gestes concrets de solidarité, afin que quiconque se trouve loin de son pays sente l'Eglise comme une patrie où personne n'est étranger. (...)
Aujourd'hui, nous voulons confier en particulier les hommes, les femmes et les enfants qui vivent dans une situation de réfugiés à la protection maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, qui, avec son époux Joseph et l'Enfant Jésus, fit l'expérience amère de l'exil, lorsque l'absurde persécution du roi Hérode contraignit la Sainte Famille à fuir en Egypte (Mt 2, 12-23). Prions la Très Sainte Vierge afin que nos frères et sœurs rencontrent accueil et compréhension sur leur chemin.
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Jean-Paul II (19)
Homélie, 25 février 2000, n. 1
(Messe au Palais des sports du Caire)
L'Evangile d'aujourd'hui nous rappelle la fuite de la Sainte Famille en Egypte, où elle est venue chercher refuge. "L'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : 'Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr'" (Mt 2, 13). De cette façon, le Christ, "qui s’est fait homme afin de rendre l’homme capable de recevoir la divinité" (S. Athanase d’Alexandrie, Contre les Ariens, 2, 59), a aussi voulu refaire le parcours qui fut celui de l'appel divin, ce trajet que son peuple avait emprunté, pour que tous les membres du peuple deviennent fils dans le Fils. Joseph "se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Egypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils" (Mt 2, 14-15). La Providence conduisait Jésus sur les routes où, autrefois, les Israélites avaient cheminé pour aller vers la terre promise, sous le signe de l'agneau pascal, en célébrant la Pâque. Jésus, l’Agneau de Dieu, lui aussi fut appelé d'Egypte par le Père, pour accomplir à Jérusalem la Pâque de l’alliance nouvelle et irrévocable, la Pâque définitive, la Pâque qui donne au monde le salut.
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