21.05.2006
Benoît XVI (19)
Angelus, Dimanche 7 août 2005, Castel Gandolfo
Les Mages adorèrent l'enfant de Bethléem, reconnaissant en Lui le Messie promis, le Fils unique du Père, comme affirme saint Paul, "car en lui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité" (Col 2, 9). Une expérience semblable, dans un certain sens, a été faite par les disciples Pierre, Jacques et Jean - comme le rappelle la Fête de la Transfiguration, célébrée précisément hier - auxquels Jésus, sur le Mont Thabor, révéla sa gloire divine, en annonçant la victoire définitive sur la mort. A travers la Pâque, ensuite, le Christ crucifié et ressuscité manifestera pleinement sa divinité, offrant à tous les hommes le don de son amour rédempteur. Les Saints sont ceux qui ont accueilli ce don et sont devenus les véritables adorateurs du Dieu vivant, l'aimant sans réserve à chaque instant de leur vie. Avec la prochaine rencontre de Cologne, l'Eglise veut reproposer à tous les jeunes du troisième millénaire cette sainteté, sommet de l'amour.
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19.05.2006
Benoît XVI (16)
Angelus, Dimanche 7 août 2005, Castel Gandolfo
Des milliers de jeunes sont sur le point de partir, ou sont déjà en route, vers Cologne pour la XX Journée mondiale de la Jeunesse qui, comme vous le savez, a pour thème : "Nous sommes venus l'adorer" (Mt 2, 2). On peut dire que toute l'Eglise est spirituellement mobilisée pour vivre cet événement extraordinaire, en se tournant vers les Mages comme vers des modèles particuliers de chercheurs du Christ, devant lequel s'agenouiller en adoration. Mais que signifie "adorer" ? S'agit-il d'une attitude d'un autre temps, privée de sens pour l'homme contemporain ? Non ! Une prière bien connue, que de nombreuses personnes récitent le matin et le soir, commence précisément par ces paroles : "Mon Dieu, je t'adore, je t'aime de tout mon coeur...". A l'aube et au crépuscule, le croyant renouvelle chaque jour son "adoration", c'est-à-dire sa reconnaissance de la présence de Dieu, Créateur et Seigneur de l'univers. C'est une reconnaissance emplie de gratitude, qui part du plus profond du cœur et qui investit l'être tout entier, car ce n'est qu'en adorant et en aimant Dieu par-dessus tout que l'homme peut se réaliser pleinement lui-même.
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Jean-Paul II (18)
Homélie 6-I-2002, n. 2 et 3
(n. 2) Combien le symbole de l'étoile, qui revient dans toute l'iconographie de Noël et de l'Epiphanie, est suggestif ! Aujourd'hui encore, il évoque des sentiments profonds même si, comme tant d'autres signes sacrés, il risque parfois de devenir banal en raison de l'usage lié à la consommation qui en est fait par la société. Toutefois, replacée dans son contexte d'origine, l'étoile que nous contemplons dans la crèche, parle également à l'esprit et au cœur de l'homme du troisième millénaire. Elle parle à l'homme sécularisé, réveillant en lui la nostalgie de sa condition de voyageur à la recherche de la vérité et désireux d'absolu. L'éthymologie même du verbe "désirer" évoque l'expérience des navigateurs, qui s'orientent la nuit en observant les astres, qui en latin s'appellent "sidera".
(n. 3) Qui ne ressent pas le besoin d'avoir une "étoile" qui le guide le long de son chemin sur terre ? Les individus comme les nations éprouvent cette nécessité. Pour répondre à cette aspiration de salut universel, le Seigneur a choisi un peuple, pour devenir l'étoile qui oriente "tous les clans de la terre" (Gn 12, 3). A travers l'Incarnation de son Fils, Dieu a ensuite élargi son élection à tous les autres peuples, sans distinction de race et de culture. C'est ainsi qu'est née l'Eglise, formée d'hommes et de femmes qui sont "rassemblés dans le Christ, conduits par l'Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d'un message de salut qu'il leur faut proposer à tous" (Gaudium et spes, n.1).
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Benoît XVI (15)
Homélie, Vendredi 6 janvier 2006, §1
La lumière qui, à Noël, a brillé dans la nuit, illuminant la grotte de Bethléem, où Marie, Joseph et les bergers demeuraient, en adoration silencieuse, resplendit aujourd'hui et se manifeste à tous. L'Epiphanie est un mystère de lumière, représentée de manière symbolique par l'étoile qui a guidé le voyage des Rois mages. Toutefois, la vraie source de lumière, l'"Astre d'en haut qui vient nous visiter" (cf. Lc 1, 78), c'est le Christ. Dans le mystère de Noël, la lumière du Christ rayonne sur la terre, en se diffusant comme par cercles concentriques. Tout d'abord sur la sainte Famille de Nazareth : la Vierge Marie et Joseph sont illuminés par la présence divine de l'Enfant Jésus. La lumière du Rédempteur se manifeste ensuite aux bergers de Bethléem qui, avertis par l'ange, accourent immédiatement à la grotte et y trouvent le "signe" qui leur avait été annoncé : un enfant enveloppé de langes et couché dans une mangeoire (cf. Lc 2, 12). Les bergers, avec Marie et Joseph, représentent ce "reste d'Israël", les pauvres, les anawim, auxquels est annoncée la Bonne Nouvelle. L'éclat du Christ parvient enfin jusqu'aux Rois mages, qui constituent les prémices des peuples païens. Les palais du pouvoir de Jérusalem restent dans l'ombre et la nouvelle de la naissance du Messie y est annoncée paradoxalement par les Rois mages et suscite non pas la joie, mais la crainte et des réactions hostiles. Mystérieux dessein de Dieu : "Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises" (Jn 3, 19).
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Jean-Paul II (17)
Homélie, 6-I-2001, n.3
Le Seigneur a accompli des merveilles pour nous, il nous a comblés de miséricorde. Nous devons aujourd'hui faire nôtres les sentiments de joie éprouvés par les Mages dans leur marche vers le Christ : "Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie". Nous devons surtout les imiter alors qu'ils déposent aux pieds de l'Enfant divin non seulement leurs dons, mais leur vie.
10:50 Publié dans 17-Epiphanie, 55-Les Rois Mages, Jean-Paul II 001-020 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, jesus, Jean-Paul II, foi, vérité


