22.05.2006
Jean-Paul II (25)
Homélie, 1er janvier 2001, n. 1
Solennité de Marie Très Sainte Mère de Dieu
"Ils [les bergers] vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche" (Lc 2, 15). Aujourd'hui, Octave de Noël, la liturgie nous invite à travers ces paroles à marcher, avec une ferveur nouvelle et consciente, vers Bethléem pour adorer le divin Enfant, né pour nous. Elle nous invite à suivre les pas des pasteurs qui, entrés dans la grotte, reconnaissent en ce petit être humain, "né d'une femme, sujet de la loi" (Ga 4, 4), le Tout Puissant qui s'est fait l'un de nous. A ses côtés, Joseph et Marie sont des témoins silencieux du prodige de Noël.
(...) Nous restons émerveillés devant la scène que l'Evangéliste nous rapporte. Arrêtons-nous, en particulier, pour contempler les pasteurs. Modèles simples et joyeux de la recherche humaine, ces derniers, en particulier dans le contexte du grand Jubilé, mettent en évidence quelles doivent être les conditions intérieures pour rencontrer Jésus.
La tendresse désarmante de l'Enfant, la pauvreté surprenante dans laquelle Il se trouve, l'humble simplicité de Marie et Joseph, transforment la vie des pasteurs : ils deviennent ainsi des messagers de salut, des évangélistes ante litteram. Saint Luc écrit : "Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé" (Lc 2, 20). Ils s'en allèrent heureux et enrichis par un événement qui avait changé leur existence. Il y a, dans leurs paroles, l'écho d'une joie intérieure qui devient cantique : "Ils s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu".
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16.05.2006
Jean-Paul II (14)
Angelus 23-XII-2001
Pour saisir le sens et le don de grâce de ce Noël désormais imminent nous devons par conséquent nous mettre à l'école de la Madone et de son époux Joseph, que nous contemplerons à la crèche en adoration extasiée devant le Messie nouveau-né. (...) Il est un homme ouvert à l'écoute de Dieu dans la prière. (...) En synthèse, on peut définir Joseph, comme un authentique homme de foi, comme Marie, son épouse. La foi alliée à la justice et à la prière, telle est l'attitude adéquate pour rencontrer l'Emmanuel, le Dieu-avec-nous. Croire, en effet, signifie vivre dans l'histoire ouverts à l'initiative de Dieu, à la force créatrice de sa parole, qui dans le Christ s'est fait chair, en s'unissant pour toujours à notre humanité. Que la Vierge Marie et saint Joseph nous aident à célébrer ainsi, de façon fructueuse, la naissance du Rédempteur.
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Benoît XVI (12)
Homélie, Samedi 24 décembre 2005, §5
(Messe de minuit)
Avec l’arbre de Noël, nos amis autrichiens nous ont apporté aussi une petite flamme qu’ils avaient allumée à Bethléem, pour nous dire : le vrai mystère de Noël est la splendeur intérieure qui vient de cet Enfant. Laissons cette splendeur intérieure se communiquer à nous, allumer dans notre cœur la petite flamme de la bonté de Dieu ; par notre amour, portons tous la lumière dans le monde ! Ne permettons pas que cette flamme de lumière soit éteinte par les courants froids de notre temps ! Gardons-la fidèlement et faisons-en don aux autres ! En cette nuit, dans laquelle nous regardons vers Bethléem, nous voulons aussi prier de façon spéciale pour le lieu de la naissance de notre Rédempteur et pour les hommes qui y vivent et qui y souffrent. Nous voulons prier pour la paix en Terre Sainte : Regarde, Seigneur, cette région de la terre qui, étant ta patrie, t’est si chère ! Fais que ta lumière y brille ! Fais que la paix y advienne !
15:30 Publié dans 15-Bethléem, Benoît XVI 001-020 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benoît XVI, jesus, christianisme, religion, spiritualité, foi, vérité
Benoît XVI (11)
Homélie, Samedi 24 décembre 2005, §1
(Messe de minuit)
"Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré". Par ces paroles du psaume 2, l’Église commence la Messe de la veillée de Noël, dans laquelle nous célébrons la naissance de notre Rédempteur Jésus Christ, dans l’étable de Bethléem. Autrefois, ce psaume appartenait au rituel du couronnement du roi de Juda. Le peuple d’Israël, en raison de son élection, se sentait de façon particulière fils de Dieu, adopté par Dieu. Comme le roi était la personnification de ce peuple, son intronisation était vécue comme un acte solennel d’adoption de la part de Dieu, dans lequel le roi était, en quelque sorte, introduit dans le mystère même de Dieu. Dans la nuit de Bethléem, ces paroles, qui étaient en fait plutôt l’expression d’une espérance qu’une réalité présente, ont pris un sens nouveau et inattendu. L’Enfant dans la crèche est vraiment le Fils de Dieu. Dieu n’est pas solitude éternelle, mais cercle d’amour où il se donne et se redonne dans la réciprocité. Il est Père, Fils et Esprit Saint.
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Jean-Paul II (13)
Homélie, 24-XII-01, n.1
"Populus, qui ambulabat in tenebris, vidit lucem magnam. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière" (Is 9, 1). Chaque année, nous écoutons à nouveau ces paroles du prophète Isaïe dans le cadre évocateur de la célébration liturgique de la naissance du Christ. Chaque année, elles prennent une saveur nouvelle et nous font revivre le climat de l'attente et de l'espérance, de l'émerveillement et de la joie, caractéristique de Noël. Au peuple opprimé et souffrant qui marchait dans les ténèbres apparut "une grande lumière". Oui vraiment, une "grande" lumière, parce que la lumière qui rayonne de l'humilité de la crèche est la lumière de la nouvelle création. Si la première création a commencé par la lumière (cf. Gn 1, 3), la lumière par laquelle commence la nouvelle création est d'autant plus "grande" et plus resplendissante : c'est Dieu lui-même fait homme !
09:25 Publié dans 15-Bethléem, Jean-Paul II 001-020 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, jesus, Jean-Paul II, foi, vérité


