13.05.2006

Jean-Paul II (11)


Audience générale, 1er octobre 2003


Parvenus au terme de notre longue réflexion sur les psaumes et les cantiques de la Liturgie des Laudes, nous voulons réfléchir quelques instants sur cette prière qui, chaque matin, scande le moment de prière que sont les Laudes. Il s'agit du Benedictus, le cantique entonné par le père de Jean-Baptiste, Zacharie, alors que la naissance de ce fils avait changé sa vie, effaçant le doute qui l'avait rendu muet, une punition significative pour son manque de foi et de louange.

Maintenant, au contraire, Zacharie peut célébrer Dieu qui sauve, et il le fait par cette hymne que nous rapporte l'évangéliste Luc sous une forme qui, certainement, reflète son usage liturgique à l'intérieur de la communauté chrétienne des origines (cf. Lc 1, 68-79).

Le même évangéliste déclare que c'est un chant prophétique, qui est né grâce au souffle de l'Esprit Saint (cf. 1, 67). Nous sommes en effet devant une bénédiction qui proclame les actions salvifiques et la libération offerte par le Seigneur à son peuple. C'est donc une lecture "prophétique de l'histoire", c'est-à-dire la découverte du sens intime et profond de toute l'histoire humaine, guidée par la main cachée mais agissante du Seigneur, qui se noue à celle, plus faible et incertaine, de l'homme.


11.05.2006

Benoît XVI (7)


Audience générale, 19 octobre 2005


Zacharie, père de Jean-Baptiste, était devenu muet car il n'avait pas cru l'ange, mais ensuite, le pardonnant, Dieu lui avait accordé le don de prophétiser dans le chant du Benedictus : "Celui qui peu auparavant était muet, à présent il prophétise déjà", observe saint Ambroise, "c'est l'une des plus grandes grâces du Seigneur, que précisément ceux qui l'ont renié le confessent. Que personne ne se décourage donc, que personne ne désespère de recevoir les récompenses divines, même si d'anciens péchés le tourmentent, Dieu sait changer d'avis, si tu sais corriger la faute" (2, 33 : SAEMO, XI, Milan-Rome 1978, p. 175).


Jean-Paul II (9)


Lettre aux personnes âgées (1-X-1999), n. 7


Rayonnant de la lumière du Christ, le Nouveau Testament compte, lui aussi, d'éloquentes figures de vieillards. L'Evangile de Luc s'ouvre par la présentation de deux époux "avancés en âge" (1, 7), Elisabeth et Zacharie, les parents de Jean-Baptiste. La miséricorde du Seigneur (cf. Lc 1, 5-25. 39-79) se tourne vers eux : on annonce à Zacharie, désormais âgé, la naissance d'un fils. C'est lui-même qui le souligne : "Moi, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge" (Lc 1, 18). Tandis que Marie vient lui rendre visite, sa vieille cousine Elisabeth, remplie de l'Esprit Saint, s'exclame : "Bénie es-tu entre les femmes et béni le fruit de ton sein" (Lc 1, 42) et, à la naissance de Jean-Baptiste, Zacharie entonne l'hymne du Benedictus. Voilà un admirable couple de vieillards, envahi par un profond esprit de prière.